The great train Robbery – Gaël Dejean

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Pour découvrir notre partenariat avec l’association MESH, Musique Et Situations de Handicap, qui permet l’accès à la culture à des personnes en situation de Handicap, c’est par Ici.

La musique, sur le western, est un pastiche de ce qui se faisait à l’époque; une caricature.

Les musiques initialement prévues pour ce genre de film ne ressemblaient pas du tout à ce qui est joué ici.

J’ai ici pris le parti de forcer le trait et d’exagérer les choses.

Ce n’est donc pas un contrepied simplement direct : on joue du hard rock sur un film ancien, mais plutôt « on caricature la musique de l’époque » pour s’en moquer.

Ça tient plus de l’ironie que de l’humour potache.

Gaël Dejean

The Great Train Robbery (Edwin S. Porter, 1903)

Le film est considéré comme l’un des premiers western à inclure un scénario.

Il est précurseur de plusieurs techniques cinématographiques aujourd’hui largement utilisées. On compte par exemple le « montage alterné » c’est-à-dire le déroulement de deux scènes en deux lieux distincts mais qui se produisent simultanément dans le temps. On peut voir ce type de montage notamment lorsque le bandit s’enfuit à cheval pendant que l’employé ficelé revient à lui. À l’époque, l’invention du cinéma est encore récente et ce genre de procédés pouvait avoir tendance à désorienter le spectateur.

D’autres techniques sont aussi présentes dans le reste du film. On y utilise par exemple un mannequin pour une cascade dans une scène de combat mais on y découvre également la technique des plans panoramiques.

Des bandits prennent un train d’assaut dans le but de voler le contenu du coffre de celui-ci ainsi que les biens précieux des voyageurs.

Ils sont ensuite poursuivis par des rangers qui les tueront et récupéreront les biens volés.

L’extrait constitue environ la moitié du film dont l’intégral est de 12 minutes. La majorité de l’action se passe dans celui-ci et reprend donc les éléments du synopsis.

 

Le plan final est iconique. On y voit un bandit (probablement leur chef) en plan rapproché et face caméra. L’exploitant (diffuseur du film) avait le choix de diffuser la scène au début ou bien à la fin du film. Il est déjà très curieux de voir un visage aussi distinctement et longtemps au cinéma. Ça l’est d’autant plus que ce dernier vide son chargeur en visant la caméra, donc en « visant le public ». Comme pour le film des Frères Lumières de 1896 “L’arrivée d’un train en gare de la Ciotat” pendant lequel le public a cru voir le train lui foncer dessus ; la scène du chargeur fut un choc pour le spectateur.

Mais cette scène ne s’est pas contentée de surprendre son public. Elle est également entrée dans l’histoire et a été la source d’inspiration de plusieurs autres scènes similaires dans des succès plus récents tels que dans Les Affranchis (Martin Scorsese, 1990) ou encore American Gangster (Ridley Scott, 2007).