Sex Madness – Jean-Gabriel Perromat

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Partager sur email

Pour découvrir notre partenariat avec l’association MESH, Musique Et Situations de Handicap, qui permet l’accès à la culture à des personnes en situation de Handicap, c’est par Ici.

Au début on dirait une musique de film militaire puis quand la lettre se met à défiler, comme cela m’a fait penser au début de Star Wars, j’ai mis une musique de film d’extraterrestres. J’ai gardé le même son synthétique sur une petite valse pour l’entrevue entre l’héroïne et ses parents.
Pour le dialogue entre l’héroïne et son fiancé j’ai commencé par une musique comme celle que l’on voit dans les films de science-fiction des années 2000. Puis quand elle va demander à son fiancé de patienter j’ai ajouté une basse qui amène une tension. Accompagné d’une guitare par la suite. Le tout redescendant à la fin pour ramener le calme.

Jean-Gabriel Perromat

Sex Madness (Dwain Espair, 1938)

La marque du patriotisme est vraiment immanquable dans ce film. Reflétant les idées de Griffith, le côté ostentatoire de ce patriotisme peut déranger aujourd’hui. Les enfants défilent dans un style militaire et doivent effectuer l’appel sous le drapeau des États-Unis.

À cette époque, le cinéma n’était pas encore devenu un moyen de satire de la société bien qu’il soit ici déjà l’image de convictions politiques. Une telle scène serait de nos jours presque impossible à montrer au spectateur. C’est pourquoi il est pertinent de noter une évolution de ce qui peut se montrer ou non dans le cinéma selon l’époque à laquelle un film est réalisé.

Pour aller encore plus loin, la famille symbolise clairement l’Amérique d’après Guerre de Sécession. Elle défend sa maison et par extension son pays contre l’inconnu et le sauvage (les Indiens). On peut même aller jusqu’au titre « Fighting Blood » soit « défendre le sang » qui montre encore une fois le combat entre un sang qui serait « pur » c’est-à-dire celui de la famille donc des Américains et un sang plus impur comme celui des Indiens ou des étrangers.

Une famille nombreuse est élevée dans un esprit patriotique américain sous le commandement du père, ancien vétéran de la Guerre de Sécession.

Le plus âgé des fils quitte le foyer après une dispute avec son père. Il tombe sur une horde d’Indiens qu’il tentera de combattre. Pendant ce temps, la maison familiale se fait également attaquer et toute la famille se défend. La fin de la bataille signe le retour de « fils prodige » considéré comme le protecteur et le sauveur de la famille. C’est une réconciliation forte entre le père et le fils.

L’extrait est basé sur le début du film qui montre la famille à la maison et l’éducation des enfants. Là encore, il représente environ la moitié du film (pour une durée totale de 11 minutes). La seconde partie comporte toute la bataille contre les Indiens.

Les plans sont très peu différents. Griffith utilise uniquement l’intérieur et l’extérieur de la maison pour cet extrait. Ce n’est qu’à la fin de celui-ci qu’on en découvrira deux autres en suivant le fils qui part à cheval : un dans les carrières et un second pour l’arrivé des Indiens et de la cavalerie.