M le Maudit – Marion Decuers

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Pour découvrir notre partenariat avec l’association MESH, Musique Et Situations de Handicap, qui permet l’accès à la culture à des personnes en situation de Handicap, c’est par Ici.

Pour composer ce morceau j’ai voulu partir sur une mélodie simple et entraînante, quelque chose qui reste un peu en tête jouée simplement par un piano. En ajoutant des moments plus nostalgiques par une orchestration différente et une mélodie plus mélancolique, j’ai voulu créer un contraste entre deux ambiances. Ce mélange, à l’opposé du caractère angoissant de cette vidéo, me semblait être un contraste intéressant.

Marion Decuers

M le Maudit (Fritz Lang, 1931)

M le Maudit est le premier film parlant réalisé par Fritz Lang. Quatre ans après le légendaire Metropolis, Lang va rapidement s’approprier cette forme de cinéma en utilisant de nouvelles techniques pour ajouter du cachet à son film. Il incorporera par exemple la mélodie sifflée par le tueur qui revient sans cesse tout au long du film.

Mais si Fritz Lang semble déjà savoir parfaitement utiliser le son, il n’hésite pas non plus à utiliser les silences afin d’appuyer le suspens ou l’angoisse de certaines scènes dans le but d’alerter le spectateur de la situation.

La façon de traiter l’intrigue autour du méchant est réalisée de façon à ce que le spectateur ressente la colère des habitants jusqu’à lui-même haïr le tueur véritablement. Pourtant parfois, on peut ressentir également une certaine forme de pitié pour sa condition. Pourquoi le fait-il ? Comment vit-il la haine que le monde lui porte ? Devient-il alors un bouc-émissaire et de quelle façon ?

Beaucoup de questions qui se rapportent aux phénomènes de société, interrogés par Lang dans ce film.

Toute la presse ne parle que de ça : le maniaque tueur d’enfants, qui terrorise la ville depuis quelque temps, vient de faire une nouvelle victime. Chargé de l’enquête, le commissaire Lohmann multiplie les rafles dans les bas- fonds. Gênée par toute cette agitation, la pègre (ensemble de voleurs, escrocs et autres racailles), décide de retrouver elle-même le criminel : elle charge les mendiants et les clochards de surveiller tous les coins de rues.

Alors que le tueur se promène avec sa nièce, celle-ci lui fait remarquer la présence de la lettre M, inscrite vraisemblablement à la craie sur l’épaule gauche de son manteau.

Marqué et ainsi reconnaissable, il comprend que la police, tout comme la pègre, connaît son identité. Méfiant, il suspecte tout le monde de vouloir l’attraper et décide alors de prendre la fuite. De plus en plus de personnes viennent à sa poursuite mais il parvient tout de même à disparaître. Le groupe conclut alors qu’il est entré dans un bâtiment et tente de surveiller toutes les sorties afin de réussir à l’attraper.