Le criminel – Gaël Dejean

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Pour découvrir notre partenariat avec l’association MESH, Musique Et Situations de Handicap, qui permet l’accès à la culture à des personnes en situation de Handicap, c’est par Ici.

Pour ce passage j’ai choisi le clin d’œil.

Une musique exagérément mystérieuse, un pastiche de ce qui se faisait à l’époque.

Jouant sur des balances entre demi-tons qui singent un peu l’esprit de la célèbre Panthère Rose et les films du même nom avec Peter Sellers.

Utilisant un clavier typé 60’s pour en accentuer l’effet, et aussi donner un côté jazzy sur la suite de la musique, qui se désolidarise alors du thème initial.

Gaël Dejean

Le Criminel (Orson Welles, 1946)

Le Criminel est un film de l’ombre particulièrement intéressant dans sa temporalité. Il est en effet sorti au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale alors que les horreurs vécues sont encore sensibles et toute l’histoire n’est pas connue du grand public. Welles décide d’utiliser des images d’archives des camps de concentration et d’aborder la chasse aux nazis ce qui donne une impression de Guerre inachevée.

Welles était à l’origine « seulement » l’acteur pressenti pour jouer le criminel. Ce dernier souhaitant relever le défi de jouer et à réaliser simultanément, il évince John Houston et devient réalisateur principal.

Peu après la Seconde Guerre mondiale, l’inspecteur Wilson traque les criminels de guerre allemands. Il suggère de libérer Konrad Meinike en espérant que, grâce à une filature, celui-ci le conduise à Franz Kindler, un important responsable des camps de concentration. Meinike cherche en effet à retrouver Kindler et ses propres recherches le conduisent aux États-Unis, à Harper, une petite ville du Connecticut.

Franz Kindler y a refait sa vie sous le nom de Charles Rankin ; il est devenu un professeur aimé et apprécié, et se prépare à épouser Mary Longstreet, la fille d’un juge de la Cour suprême.

L’inspecteur Wilson prend Konrad Meinike en filature jusqu’à se retrouver chez Mary Longstreet. Il s’agit d’une poursuite relativement typique du genre. Cette scène est l’élément qui fait comprendre au spectateur  que le rôle du méchant est endossé par Meinike. Celui-ci attaque l’inspecteur Wilson avant de prendre la fuite et de se rendre chez son compère : Frantz Kindler (connu de sa future épouse sous le nom de Charles Rankin). Ce dernier n’étant pas chez lui, Meinike est très nerveux et impatient. Ne pouvant attendre, il décide de partir à la rencontre de Kindler sur le chemin de son retour.