Le banni – Matthieu Bréno

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Ce deuxième extrait intitulé « Le Banni » et réalisé par Rhoward Hughes est un grand classique des westerns américains. J’ai ici choisi d’écrire un duo pour violoncelle et piano dont le caractère expressif, aérien, plaintif et mystérieux vient contrecarrer les stéréotypes bien ancrés des westerns. Ainsi, ni la nomenclature ni l’esthétique musicale ne semblent appartenir à ses codes.

Matthieu Bréno

Le Banni (Howard Hughes, 1943)

Ce film est reconnu comme un film dont la réputation et le succès précèdent le contenu et la qualité.Le Banni n’est pas un western classique.  En effet, ce film western met particulièrement l’accent sur la poitrine du premier rôle féminin incarné par Jane Russel alors qu’on a davantage l’habitude de voir dans ce type de films des violences; laissant la femme au second plan. Il critique aussi de manière explicite le Code Hayes de 1930 qui règlemente la production cinématographique d’Hollywood et qui vise à « réguler » la production mais aussi à censurer les contenus indésirables, Peu d’aventures, de scènes de bataille et beaucoup de texte, le film décevra les fans de western mais s’inscrira cependant dans les films à succès puisqu’il récoltera pas moins de 5 millions de dollars aux Etats-Unis.

Pourtant, son succès était initialement mal engagé : malgré un budget initial d’un peu plus de 400 000 dollars, il coûtera au total près de 3,4 milliards en raison de l’entêtement du réalisateur capricieux à tourner certaines scènes des dizaines de fois.

Le film se voulait rétrospectif de 3 des plus grandes légendes de l’Ouest : Doc Holiday, Pat Garret et Billy the Kid (dont le rôle de ce film est jugé le plus fidèle au cinéma aujourd’hui encore), mais la réalisation et l’intrigue laissent à désirer selon les critiques.

Il est inévitable de mentionner la misogynie profonde du film tant dans la construction du personnage féminin (où Rio a visiblement moins d’importance qu’un cheval), mais aussi dans la réalisation des plans qui la concernent (gros plan sur ses lèvres, nombreuses prises de vue centrées sur sa poitrine, …).

Billy le Kid dit posséder le cheval de Doc Holiday, qui cherche à le récupérer, l’accusant de lui avoir dérobé. Une amitié va naître entre Doc et le jeune hors-la-loi au tempérament de feu.

Il découvre au début du film que son ami d’enfance, Pat Garrett est devenu shérif.

Lors d’une situation de légitime défense où le Kid tue un homme initialement déterminé à l’abattre, le shérif Pat devient jaloux de l’amitié entre son vieil ami Doc et Billy. Il shérif refusera de croire le motif de légitime défense avancé par le Kid et le blesse fortement en tentant de l’arrêter pour meurtre.

Doc Holiday amène alors secrètement son ami blessé chez Rio (sa maîtresse) afin qu’elle veille à sa guérison. Cette dernière avait pourtant voulu tuer Billy par vengeance du meurtre de son frère. Mais l’amour a ses raisons et la jeune femme tombera amoureuse du Kid. Les deux amants se marieront dans le dos de Doc qui ne leur en voudra pas en l’apprenant. Ne voulant pas rendre son cheval à Doc, Billy décide de lui céder au moins sa femme. Victime de marchandages et humiliée de sa condition aux yeux des deux hommes, Rio dénonce leur cachette au shérif.

 

Billy le Kid, Doc Holiday, Pat Garett et Rio constatent qu’ils se sont fait devancés par les Mescaleros, une tribu d’Indiens qui sont bien trop nombreux pour les affronter.

Le shérif confie alors des armes aux deux autres hommes, arrêtés plus tôt et s’en vont avant d’être poursuivis par des Indiens.

Une scène « d’action » bien plate, où le réalisateur insiste lourdement sur le mouvement du corps féminin de Rio à cheval.