L’Aurore – La Drache

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Partager sur email

Pour découvrir notre partenariat avec l’association MESH, Musique Et Situations de Handicap, qui permet l’accès à la culture à des personnes en situation de Handicap, c’est par Ici.

N’ayant évidemment pas pu nous voir ces derniers mois, ce morceau a été intégralement composé et finalisé à la maison, sur nos ordinateurs personnels. Il n’est pas vraiment parti d’un concept, mais plus de l’idée de se laisser guider par ce qu’on voyait à l’écran. L’extrait vidéo du film « L’Aurore » supporte d’ailleurs très bien une structure qui correspondrait à notre genre musical, « le post-rock », ou disons plus simplement rock « instrumental ». Le début de la vidéo est calme, apaisé, heureux. Puis apparaissent les premiers signes que quelque chose va se passer. Les éléments se réveillent et surprennent les protagonistes. Ensuite, c’est littéralement l’apocalypse, avant un final très sombre et désespéré. Notre morceau accompagne les images à l’écran, mais nous avons voulu ouvrir une petite fenêtre d’espoir à la fin, avec des guitares plus mélancoliques que vraiment dramatiques. Les deux héros pourraient-ils avoir survécu ?

La Drache

L’Aurore (Friedrich Wilhelm Murnau, 1927)

Le film bénéficie d’une esthétique travaillée qui lui vaut d’ailleurs son succès mais aussi sa valorisation dans le temps. En effet, 90 ans plus tard, L’Aurore est toujours considéré comme un chef-d’œuvre du cinéma muet et même du cinéma en général.

Il est doté d’une esthétique très marquée par le mouvement romantique allemand (1770-1850) qui inspire encore aujourd’hui. Son Leitmotiv est la force des sentiments, ce qui entraîne une certaine passion jusqu’à atteindre la folie.

On assiste donc particulièrement dans ce film à des plans dits « clairs-obscurs » magnifiquement gérés à l’image ainsi que des plans séquences à couper le souffle. On y voit également des profondeurs de champs travaillés en trompe-l’œil. Ces techniques de cinéma sont plutôt impressionnantes pour l’époque (1927).

Ainsi, même si l’intrigue du film est relativement simple, la qualité de l’ensemble de la production est à souligner : des sentiments forts et passionnés qui mènent au plus sombre des actes, des plans totalement maîtrisés par le génie de Murnau, L’Aurore séduit encore aujourd’hui de nombreux cinéphiles.

Ansass est marié à Indre mais jette son dévolu sur une autre femme qui deviendra son amante. Un peu diabolique et manipulatrice, cette dernière parvient à convaincre Ansass de se débarrasser de son épouse en prétextant une noyade lors d’une promenade en bateau.

Malgré ses convictions, Ansass ne se résout pas à tuer sa femme au moment de passer à l’action. Cependant, Indre comprend de quoi il retourne et s’enfuit mais Ansass la retrouve et lui demande pardon. Alors qu’ils sont sur le chemin du retour, une tempête fait rage et Ansass s’échoue seul sur la berge. Pris de rage et d’amour pour sa femme qu’il croît avoir perdu, il tente d’étrangler son amante. Mais Indre est retrouvée saine et sauve.

Il s’agit d’une scène proche de la fin du film. Après qu’Ansass ait retrouvé sa femme, les deux mariés rentrent en bateau mais une tempête éclate. La petite embarcation d’Ansass et Indre semble être prête à se briser à tout moment. Le couple a peur et le spectateur est pris d’une légère angoisse. On peut là aussi y voir toute la force du mouvement romantique allemand : de l’amour à l’approche d’une possible mort violente et la mer qui se déchaîne. Ces éléments sont typiques de la violence passionnelle prônée par ce mouvement artistique.