Fighting Blood – Jean-Gabriel Perromat

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Partager sur email

Pour découvrir notre partenariat avec l’association MESH, Musique Et Situations de Handicap, qui permet l’accès à la culture à des personnes en situation de Handicap, c’est par Ici.

Pour le début, j’ai fait une sorte de générique comme les faisaient les studios de cinéma dans les années 40.

Ensuite, pour poser une ambiance nostalgique, j’ai mis une guitare un peu comme ce que l’on peut entendre dans le folk de la fin des années 60.

Avant la dispute, j’ai utilisé une musique qui fait penser aux films policiers Américains des années 70, un duo basse batterie funky, qui fait monter une sorte de suspense. J’ai ajouté de la guitare wha wha  au moment de la dispute pour faire monter la pression puis trois accords qui la font redescendre au moment du retour dans la maison.

Pour le moment de tristesse du général, j’ai mis des arpèges à la guitare 12 cordes avec un thème.

Ce même thème est repris sous une rythmique plus rapide pour la fin et accompagné par un synthétiseur qui amène de l’espace. Là, cela ressemble plus aux films français des années 70.

Jean-Gabriel Perromat

Fighting Blood (D. W. Griffith, 1911)

La marque du patriotisme est vraiment immanquable dans ce film. Reflétant les idées de Griffith, le côté ostentatoire de ce patriotisme peut déranger aujourd’hui. Les enfants défilent dans un style militaire et doivent effectuer l’appel sous le drapeau des États-Unis.

À cette époque, le cinéma n’était pas encore devenu un moyen de satire de la société bien qu’il soit ici déjà l’image de convictions politiques. Une telle scène serait de nos jours presque impossible à montrer au spectateur. C’est pourquoi il est pertinent de noter une évolution de ce qui peut se montrer ou non dans le cinéma selon l’époque à laquelle un film est réalisé.

Pour aller encore plus loin, la famille symbolise clairement l’Amérique d’après Guerre de Sécession. Elle défend sa maison et par extension son pays contre l’inconnu et le sauvage (les Indiens). On peut même aller jusqu’au titre « Fighting Blood » soit « défendre le sang » qui montre encore une fois le combat entre un sang qui serait « pur » c’est-à-dire celui de la famille donc des Américains et un sang plus impur comme celui des Indiens ou des étrangers.

Une famille nombreuse est élevée dans un esprit patriotique américain sous le commandement du père, ancien vétéran de la Guerre de Sécession.

Le plus âgé des fils quitte le foyer après une dispute avec son père. Il tombe sur une horde d’Indiens qu’il tentera de combattre. Pendant ce temps, la maison familiale se fait également attaquer et toute la famille se défend. La fin de la bataille signe le retour de « fils prodige » considéré comme le protecteur et le sauveur de la famille. C’est une réconciliation forte entre le père et le fils.

L’extrait est basé sur le début du film qui montre la famille à la maison et l’éducation des enfants. Là encore, il représente environ la moitié du film (pour une durée totale de 11 minutes). La seconde partie comporte toute la bataille contre les Indiens.

Les plans sont très peu différents. Griffith utilise uniquement l’intérieur et l’extérieur de la maison pour cet extrait. Ce n’est qu’à la fin de celui-ci qu’on en découvrira deux autres en suivant le fils qui part à cheval : un dans les carrières et un second pour l’arrivé des Indiens et de la cavalerie.