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Pour découvrir notre partenariat avec l’association MESH, Musique Et Situations de Handicap, qui permet l’accès à la culture à des personnes en situation de Handicap, c’est par Ici.

Dans cet extrait, nous avons choisi de créer un thème musical qui prend le contrepied de la scène montrée.

Nous avons fait le choix de ne rien lire à propos du film, ni d’aller écouter la bande originale. Seuls les sous-titres nous ont influencés en donnant des éléments concernant le personnage féminin. Plusieurs indices nous ont laissé supposer que l’intention du réalisateur était de créer une situation comique, nous avons donc décidé de lire cette scène au premier degré. Cette lecture ouvre alors de nombreuses thématiques autour de la relation entre les deux personnages qui nous ont orientés dans notre projet.

Nous avons effectué plusieurs choix pour cadrer la composition :

– Travailler directement à partir de l’image.

– Composer une musique qui puisse fonctionner à la fois comme une bande-son synchronisée à l’image, et comme un morceau que nous pourrions jouer en groupe.

– Composer un thème principal qui puisse évoquer un sentiment de désolation face à l’absurdité de la situation présentée ici : l’artiste jouant fidèlement sa partition de personnage fantasque et habité, la muse enfermée dans un rôle visant à obtenir la validation de son apparence par le regard masculin. Nous avons souhaité donner une coloration plutôt triste à ce thème, qui ouvre et ferme le morceau.

– Composer un ou des thèmes qui puissent évoquer le malaise, pour souligner d’une part l’asymétrie des rapports entre les personnages (l’artiste est habillé, actif et créateur, la muse est nue et passive) et d’autre part, le regard du réalisateur qui objective le personnage féminin. Nous avons pour cela décidé d’employer un tempo lent, une basse très présente et de nombreux intervalles dissonants.

La Drache

Dr Sex (Ted V. Mikels, 1964)

Il s’agit d’un « Nudie cutie », film érotique non violent, qui tire sur la comédie. L’idée est de passer un bon moment et de rire en profitant de la vue de corps féminins nus.

Le film est sorti en 1964, soit en plein dans la révolution sexuelle au cinéma. En effet, à partir des années 60, le corps féminin commence à apparaître sur le grand écran. On veut voir, contempler les corps nus des femmes aux courbes généreuses et gracieuses.

Trois éminents psychiatres discutent de leur affaire sexuelle la plus étrange. Pour l’un d’eux, cette affaire est celle d’un patient qui se cache sous un lit et espionne une femme attirante en train de se déshabiller. Une autre concerne un homme qui imagine que les mannequins de son magasin se transforment en vraies femmes lorsqu’ils sont déshabillés. La dernière implique un mannequin exhibitionniste.

Une jeune femme pose nue pour un peintre. La scène est tournée en ridicule car plus le peintre travaille, plus il se laisse emporter par l’inspiration et utilise tout type d’outil pour peindre sur sa toile (cendre de cigarette, sandwich, serpillère, …).

Lorsqu’il annonce la fin de son travail, il propose à la jeune femme de venir le contempler. Celle-ci est alors plus que surprise de constater qu’il s’agit d’un tableau abstrait. Elle qui s’attendait à pouvoir admirer son propre corps nu, voit devant elle des formes complètement éloignées des siennes.

Ainsi, on peut y voir de la moquerie ou bien un hommage envers l’art abstrait dans la réalisation de la peinture. Bien évidemment, l’exemple mis en avant dans l’extrait est poussé à son paroxysme, mais il est vrai que les techniques de certains artistes peuvent parfois paraître inhabituelles et bien particulières aux yeux du grand public.